{"id":2196,"date":"2026-03-17T05:16:02","date_gmt":"2026-03-17T05:16:02","guid":{"rendered":"https:\/\/arttao.net\/?page_id=2196"},"modified":"2026-03-17T05:16:02","modified_gmt":"2026-03-17T05:16:02","slug":"analyse-des-oeuvres-de-f2-21-ygia-clark","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/arttao.net\/fr\/f2-21-ygia-clark%e4%bd%9c%e5%93%81%e5%88%86%e6%9e%90\/","title":{"rendered":"Analyse des travaux de F2-21.ygia Clark"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1016\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-1016x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2197\" srcset=\"https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-1016x1024.jpg 1016w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-100x100.jpg 100w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-600x605.jpg 600w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-298x300.jpg 298w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-150x150.jpg 150w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ-768x774.jpg 768w, https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/W1siZiIsIjQwNTUyNSJdLFsicCIsImNvbnZlcnQiLCItcXVhbGl0eSA5MCAtcmVzaXplIDIwMDB4MTQ0MFx1MDAzZSJdXQ.jpg 1429w\" sizes=\"auto, (max-width: 1016px) 100vw, 1016px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">*Planes in Modulated Surface 4* d&#039;Ygia Clark, cr\u00e9\u00e9e en 1957 et conserv\u00e9e au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, est une \u0153uvre en Formica et vernis industriel sur panneau de bois, mesurant environ 99,7 \u00d7 99,7 cm. Elle appartient \u00e0 la s\u00e9rie \u201c\u00a0Planes in Modulated Surface\u00a0\u201d de Clark, qu&#039;elle a d\u00e9velopp\u00e9e intensivement en 1957. Le guide audio du MoMA explique que cette s\u00e9rie d&#039;\u0153uvres repr\u00e9sente le fruit de son exploration rapide de th\u00e8mes tels que \u201c\u00a0le mouvement, la transformation, la r\u00e9flexion et la relation binaire entre le noir et le blanc\u00a0\u201d\u00a0; autrement dit, cette \u0153uvre n&#039;est pas un dessin g\u00e9om\u00e9trique isol\u00e9, mais plut\u00f4t un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 issu d&#039;un travail de perfectionnement structurel men\u00e9 sur une courte p\u00e9riode.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si l&#039;on analyse cette \u0153uvre dans le contexte du \u201c module de superposition d\u00e9salign\u00e9e \u201d, sa repr\u00e9sentativit\u00e9 appara\u00eet clairement. Clark ne cr\u00e9e pas la profondeur par une perspective marqu\u00e9e, mais plut\u00f4t par le d\u00e9calage, le pliage, l&#039;imbrication et la juxtaposition de plans noirs et blancs, permettant \u00e0 diff\u00e9rents plans d&#039;\u00e9tablir une relation \u00e0 la fois \u00e9troite et d\u00e9cal\u00e9e au sein d&#039;une m\u00eame image. La visite guid\u00e9e du MoMA mentionne pr\u00e9cis\u00e9ment qu&#039;elle a utilis\u00e9 l&#039;id\u00e9e de \u201c rotation autour d&#039;un axe central ou d&#039;un point de pivot \u201d pour insuffler une impression de mouvement \u00e0 l&#039;\u0153uvre ; cela indique que la cl\u00e9 de l&#039;\u0153uvre ne r\u00e9side pas dans les formes g\u00e9om\u00e9triques individuelles elles-m\u00eames, mais dans la mani\u00e8re dont les plans sont d\u00e9plac\u00e9s relativement, comme anim\u00e9s par un axe. Autrement dit, la \u201c superposition \u201d n&#039;est pas ici un empilement statique, mais une superposition structurelle avec des variations et des d\u00e9calages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#039;aspect le plus important de cette \u0153uvre r\u00e9side dans sa transformation des \u201c\u00a0couches\u00a0\u201d, d&#039;une illusion visuelle \u00e0 une m\u00e9thode de composition. Un article de recherche du MoMA, analysant les \u0153uvres de Clark de 1957 \u00e0 1959, souligne que les \u201c\u00a0surfaces modul\u00e9es\u00a0\u201d de cette p\u00e9riode ne consistaient pas simplement en la suppression du fond, mais plut\u00f4t en une superposition de plans, g\u00e9n\u00e9rant une impression de densit\u00e9 et de coh\u00e9sion par le d\u00e9placement et la superposition de blocs de couleur adjacents. Cette analyse r\u00e9v\u00e8le parfaitement l&#039;essence de *Planes in Modulated Surface 4*\u00a0: Clark ne peignait pas un objet tridimensionnel sur un plan, mais \u00e9tablissait une relation continue de \u201c\u00a0d\u00e9placement \u2013 superposition \u2013 nouveau d\u00e9placement\u00a0\u201d entre les plans. Ainsi, les limites ne sont plus de simples contours, mais deviennent une zone de transition dot\u00e9e d&#039;une certaine \u00e9paisseur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Formellement, le g\u00e9nie de cette \u0153uvre r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er un effet spatial complexe \u00e0 partir de la relation binaire entre le noir et le blanc. L&#039;enregistrement audio du MoMA mentionne que Clark a explor\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises les m\u00e9canismes d&#039;initiation du noir et du blanc, la binaire, la r\u00e9flexion et la composition g\u00e9om\u00e9trique. Dans cette \u0153uvre, le noir et le blanc ne sont pas de simples oppos\u00e9s, mais se transforment en une relation en perp\u00e9tuel mouvement par compression, pliage et d\u00e9placement \u00e0 leurs fronti\u00e8res. Le spectateur ne per\u00e7oit pas une \u00e9tendue plate et immobile de noir et blanc, mais plut\u00f4t une s\u00e9rie de plans s&#039;imbriquant, pivotant et se d\u00e9pla\u00e7ant. L&#039;image \u00e9tant presque r\u00e9duite au noir, au blanc et aux contours, toute l&#039;\u00e9nergie visuelle se concentre sur des questions telles que\u00a0: \u201c\u00a0O\u00f9 le d\u00e9placement s&#039;est-il produit\u00a0?\u00a0\u201d, \u201c\u00a0Quelle couche semble basculer vers l&#039;avant\u00a0?\u00a0\u201d et \u201c\u00a0Quelle ligne appara\u00eet cr\u00e9\u00e9e par la compression de deux couches\u00a0?\u00a0\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, l&#039;inspiration des \u201c modules superpos\u00e9s d\u00e9salign\u00e9s \u201d dans *Planes in Modulated Surface 4* ne se limite pas \u00e0 un simple assemblage g\u00e9om\u00e9trique formel, mais propose une perspective structurelle plus profonde\u00a0: la relation entre les couches peut g\u00e9n\u00e9rer une tension consid\u00e9rable par de minuscules d\u00e9calages. Un article de recherche du MoMA r\u00e9sume ainsi les avanc\u00e9es de Clark \u00e0 ce stade\u00a0: l&#039;\u0153uvre ne se forme pas par soustraction de mati\u00e8re, mais par modulation et accumulation de couches pour r\u00e9v\u00e9ler un \u201c\u00a0espace lin\u00e9aire\u00a0\u201d. Cette description est particuli\u00e8rement pertinente pour comprendre cette \u0153uvre\u00a0: l&#039;\u00e9l\u00e9ment crucial n&#039;est souvent pas la surface noire ou blanche elle-m\u00eame, mais la \u201c\u00a0fronti\u00e8re fonctionnelle\u00a0\u201d qui appara\u00eet \u00e0 leur point de rencontre. Cette ligne n&#039;est pas un simple contour, mais une trace spatiale laiss\u00e9e par le d\u00e9salignement des plans.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du point de vue de l&#039;\u00e9volution personnelle de Clark, cette \u0153uvre marque \u00e9galement un tournant. Le guide audio du MoMA pr\u00e9cise qu&#039;il est quasiment impossible de d\u00e9terminer avec exactitude l&#039;ordre chronologique des \u00e9bauches de recherche associ\u00e9es, tant elle d\u00e9veloppait rapidement ces id\u00e9es \u00e0 l&#039;\u00e9poque. Parall\u00e8lement, le guide souligne \u00e9galement que l&#039;on per\u00e7oit presque son insatisfaction croissante face aux \u201c\u00a0limitations de la surface peinte et du cadre g\u00e9om\u00e9trique\u00a0\u201d. Autrement dit, bien que *Planes in Modulated Surface 4* soit encore une peinture, elle en approche d\u00e9j\u00e0 les limites\u00a0: le plan semble se d\u00e9ployer hors de l&#039;espace, les contours semblent se d\u00e9tacher de la surface et la structure semble se transformer de la peinture en objet. Ceci explique pourquoi Clark a par la suite continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper des \u0153uvres d&#039;une plus grande mobilit\u00e9 et spatialit\u00e9, telles que \u201c\u00a0Counter Reliefs\u00a0\u201d et \u201c\u00a0Bichos\u00a0\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le recul, cette \u0153uvre demeure une source d&#039;inspiration majeure pour les \u201c\u00a0modules superpos\u00e9s d\u00e9salign\u00e9s\u00a0\u201d. Elle d\u00e9montre que la superposition ne repose pas n\u00e9cessairement sur des mat\u00e9riaux transparents ou une \u00e9paisseur accrue\u00a0; elle peut \u00e9galement \u00eatre obtenue par un d\u00e9salignement extr\u00eamement pr\u00e9cis entre les plans, une organisation axiale et une ma\u00eetrise des fronti\u00e8res entre le noir et le blanc. Elle se pr\u00eate particuli\u00e8rement bien \u00e0 la conception d&#039;assemblages de panneaux de bois, de plaques acryliques, d&#039;angles de fa\u00e7ades architecturales, de pliages artistiques sur papier, de superpositions d&#039;interfaces et de modules interactifs, car elle propose non pas un motif al\u00e9atoire, mais une m\u00e9thodologie claire\u00a0: d&#039;abord \u00e9tablir le plan, puis cr\u00e9er le d\u00e9calage\u00a0; d&#039;abord maintenir l&#039;ordre g\u00e9n\u00e9ral, puis laisser les fronti\u00e8res g\u00e9n\u00e9rer l&#039;espace. L&#039;\u0153uvre de Lygia Clark, *Planes in Modulated Surface 4*, \u00e9l\u00e8ve la \u201c\u00a0superposition d\u00e9salign\u00e9e\u00a0\u201d d&#039;un effet visuel \u00e0 un principe structurel, permettant \u00e0 l&#039;abstraction g\u00e9om\u00e9trique de r\u00e9v\u00e9ler pour la premi\u00e8re fois son impulsion vers l&#039;espace r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized has-custom-border\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"480\" src=\"https:\/\/arttao.net\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/art23.gif\" alt=\"\" class=\"wp-image-1014\" style=\"border-top-left-radius:31px;border-top-right-radius:31px;border-bottom-left-radius:31px;border-bottom-right-radius:31px;width:65px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\r\n        <div class=\"arttao-tts-wrap\" data-selector=\".entry-content p, .entry-content li, .arttao-tts-source-content p\" style=\"margin:12px 0;\">\r\n          <audio id=\"arttao-tts-audio\" controls preload=\"none\" style=\"width:100%; max-width:800px;\"><\/audio>\r\n          <div id=\"arttao-tts-status\" style=\"font-size:13px; margin-top:6px; color:#F7FFFF;\"><\/div>\r\n        <\/div>\r\n        <details class=\"arttao-tts-accordion\" style=\"margin: 20px 0;\">\r\n            <summary>Le\u00e7ons F2-21\u00a0: Analyse des \u0153uvres d\u2019Ygia Clark (Cliquez pour visionner et \u00e9couter la lecture)<\/summary>\r\n            <div class=\"arttao-tts-source-content\">\r\n                <\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#039;\u0153uvre *Planes in Modulated Surface 4* d&#039;Ygia Clark, cr\u00e9\u00e9e en 1957 et conserv\u00e9e au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, est une composition de Formica et de vernis industriel sur un panneau de bois d&#039;environ 99,7 \u00d7 99,7 cm. Elle appartient \u00e0 la s\u00e9rie \u201c\u00a0Planes in Modulated Surface\u00a0\u201d de Clark, qu&#039;elle a d\u00e9velopp\u00e9e intensivement en 1957. Le guide audio du MoMA indique que cette s\u00e9rie est le fruit d&#039;une exploration rapide de th\u00e8mes tels que \u201c\u00a0le mouvement, la transformation, la r\u00e9flexion et la relation binaire entre le noir et le blanc\u00a0\u201d. Autrement dit, cette \u0153uvre n&#039;est pas un simple dessin g\u00e9om\u00e9trique, mais plut\u00f4t un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9, fruit d&#039;un travail de longue haleine o\u00f9 elle a continuellement affin\u00e9 des modifications structurelles. Son caract\u00e8re repr\u00e9sentatif appara\u00eet clairement lorsqu&#039;on l&#039;analyse dans le contexte de \u201c\u00a0modules superpos\u00e9s et d\u00e9salign\u00e9s\u00a0\u201d. Clark ne cr\u00e9e pas la profondeur par une perspective marqu\u00e9e, mais plut\u00f4t par le d\u00e9calage, le pliage, l&#039;imbrication et la juxtaposition de plans noirs et blancs, permettant \u00e0 diff\u00e9rents plans de nouer une relation \u00e0 la fois harmonieuse et d\u00e9cal\u00e9e au sein d&#039;une m\u00eame image. La visite guid\u00e9e du MoMA mentionne pr\u00e9cis\u00e9ment qu&#039;elle a utilis\u00e9 l&#039;id\u00e9e de \u201c\u00a0rotation autour d&#039;un axe central ou d&#039;un point de pivot\u00a0\u201d pour insuffler une impression de mouvement \u00e0 l&#039;\u0153uvre\u00a0; cela indique que la cl\u00e9 de l&#039;\u0153uvre ne r\u00e9side pas dans les formes g\u00e9om\u00e9triques individuelles elles-m\u00eames, mais dans la mani\u00e8re dont les plans sont d\u00e9plac\u00e9s relativement, comme anim\u00e9s par un axe. Autrement dit, la \u201c\u00a0superposition\u00a0\u201d n&#039;est pas ici un empilement statique, mais une superposition structurelle avec des transitions et des d\u00e9calages. L&#039;aspect le plus important de cette \u0153uvre est qu&#039;elle transforme les \u201c\u00a0couches\u00a0\u201d d&#039;une illusion visuelle en une m\u00e9thode de composition. L&#039;article de recherche du MoMA, \u00e9voquant les \u0153uvres de Clark r\u00e9alis\u00e9es entre 1957 et 1959, souligne que les \u201c\u00a0surfaces modul\u00e9es\u00a0\u201d de cette p\u00e9riode ne consistent pas simplement en la suppression du fond, mais plut\u00f4t en une superposition de plans, cr\u00e9ant une impression de densit\u00e9 et de coh\u00e9sion par le d\u00e9placement et la superposition de blocs de couleur adjacents. Cette observation r\u00e9v\u00e8le pr\u00e9cis\u00e9ment l&#039;essence de *Planes in Modulated Surface 4*\u00a0: Clark n&#039;a pas dessin\u00e9 un objet tridimensionnel sur un plan, mais a \u00e9tabli une relation continue de \u201c\u00a0d\u00e9placement-superposition-d\u00e9placement\u00a0\u201d entre les plans. Ainsi, la limite n&#039;est plus un simple contour, mais devient une zone de transition dot\u00e9e d&#039;une certaine \u00e9paisseur. Formellement, le g\u00e9nie de cette \u0153uvre r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er un effet spatial complexe \u00e0 partir de la relation binaire entre le noir et le blanc. L&#039;enregistrement audio du MoMA mentionne que Clark a explor\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises les proc\u00e9d\u00e9s d&#039;initiation du noir et blanc, la binarit\u00e9, la r\u00e9flexion et la composition g\u00e9om\u00e9trique. Dans cette \u0153uvre, le noir et le blanc ne sont pas de simples oppos\u00e9s, mais se transforment en une relation en perp\u00e9tuel mouvement par compression, pliage et d\u00e9calage aux fronti\u00e8res. Le spectateur ne per\u00e7oit pas une surface noire et blanche plate et immobile, mais plut\u00f4t un ensemble de plans imbriqu\u00e9s, en rotation et en translation. L&#039;image \u00e9tant presque r\u00e9duite au noir, au blanc et aux contours, toute l&#039;\u00e9nergie visuelle se concentre sur des questions telles que \u201c o\u00f9 se produit le d\u00e9calage ? \u201d, \u201c quelle couche semble basculer vers l&#039;avant ? \u201d et \u201c quelle ligne semble \u00eatre cr\u00e9\u00e9e par la compression de deux couches ? \u201d. Ainsi, l&#039;inspiration des \u201c modules superpos\u00e9s d\u00e9salign\u00e9s \u201d dans *Planes in Modulated Surface 4* ne se limite pas \u00e0 un assemblage g\u00e9om\u00e9trique formel, mais propose une perspective structurelle plus profonde : la relation entre les couches peut g\u00e9n\u00e9rer une tension consid\u00e9rable par de minuscules d\u00e9calages. L&#039;article de recherche du MoMA r\u00e9sume ainsi les r\u00e9alisations de Clark \u00e0 ce stade : l&#039;\u0153uvre n&#039;est pas form\u00e9e par soustraction de mat\u00e9riaux, mais par superposition et accumulation de ceux-ci pour faire \u00e9merger un \u201c espace lin\u00e9aire \u201d. Cette description est parfaitement adapt\u00e9e \u00e0 la compr\u00e9hension de cette \u0153uvre\u00a0: l\u2019\u00e9l\u00e9ment crucial n\u2019est souvent pas la surface noire ou blanche elle-m\u00eame, mais la \u201c\u00a0fronti\u00e8re fonctionnelle\u00a0\u201d qui appara\u00eet \u00e0 leur rencontre. Cette ligne n\u2019est pas un simple contour, mais une trace spatiale laiss\u00e9e par le d\u00e9salignement du plan. Du point de vue de l\u2019\u00e9volution personnelle de Clark, cette \u0153uvre marque \u00e9galement un tournant. Le guide audio du MoMA indique qu\u2019il est presque impossible de distinguer pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019ordre des \u00e9bauches de recherche pertinentes, car elle d\u00e9veloppait ces id\u00e9es tr\u00e8s rapidement \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0; parall\u00e8lement, le guide souligne \u00e9galement que l\u2019on per\u00e7oit presque son insatisfaction croissante face aux \u201c\u00a0limitations de la surface peinte et du cadre g\u00e9om\u00e9trique\u00a0\u201d. Autrement dit, bien que *Planes in Modulated Surface 4* soit encore une peinture, elle approche d\u00e9j\u00e0 des limites de la peinture\u00a0: le plan semble se d\u00e9ployer hors de l\u2019espace, la fronti\u00e8re semble se d\u00e9tacher de la surface et la structure semble se transformer de la peinture en objet. Ceci explique pourquoi Clark a d\u00e9velopp\u00e9 ult\u00e9rieurement des \u0153uvres comme \u201c\u00a0Counter Reliefs\u00a0\u201d et \u201c\u00a0Bichos\u00a0\u201d, plus dynamiques et spatiales. Avec le recul, cette \u0153uvre demeure une source d&#039;inspiration majeure pour les \u201c\u00a0modules superpos\u00e9s d\u00e9salign\u00e9s\u00a0\u201d. Elle d\u00e9montre que la superposition ne repose pas n\u00e9cessairement sur des mat\u00e9riaux transparents ou une \u00e9paisseur accrue\u00a0; elle peut \u00e9galement \u00eatre obtenue par un d\u00e9salignement pr\u00e9cis des plans, une organisation axiale et une ma\u00eetrise des fronti\u00e8res entre le noir et le blanc. Elle se pr\u00eate particuli\u00e8rement bien \u00e0 la r\u00e9alisation de panneaux de bois, \u00e0 l&#039;empilement d&#039;acrylique, au pliage de fa\u00e7ades architecturales, \u00e0 la superposition d&#039;\u0153uvres d&#039;art sur papier, \u00e0 la superposition d&#039;interfaces et \u00e0 la conception de modules interactifs, car elle propose non pas un motif al\u00e9atoire, mais une m\u00e9thodologie claire\u00a0: d&#039;abord \u00e9tablir le plan, puis cr\u00e9er le d\u00e9calage\u00a0; d&#039;abord maintenir l&#039;ordre g\u00e9n\u00e9ral, puis laisser les fronti\u00e8res g\u00e9n\u00e9rer l&#039;espace. L&#039;\u0153uvre de Lygia Clark, *Planes in Modulated Surface 4*, \u00e9l\u00e8ve la \u201c\u00a0superposition d\u00e9salign\u00e9e\u00a0\u201d d&#039;un effet visuel \u00e0 un principe structurel, permettant \u00e0 l&#039;abstraction g\u00e9om\u00e9trique de r\u00e9v\u00e9ler pour la premi\u00e8re fois son impulsion vers l&#039;espace r\u00e9el.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\n\r\n            <\/div>\r\n        <\/details><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ygia Clark \u7684\u300aPlanes in Modulated Surface 4\u300b\u4f5c\u4e8e 1957 \u5e74\uff0c\u73b0\u85cf [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"class_list":["post-2196","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2196"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2196\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2198,"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2196\/revisions\/2198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/arttao.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}